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Consommation

La bonne santé des laits végétaux

22 octobre 2015

lait végétaux

Un nombre croissant de consommateurs plébiscitent les laits végétaux comme une offre complémentaire ou alternative au lait de vache. Si cette alternative au lait d’origine animale a beaucoup de vertus, elle a aussi quelques inconvénients à ne pas ignorer.

Lait d’avoine, d’amande, de soja, de riz… Ces boissons alternatives au lait de vache s’installent progressivement dans les linéaires des supermarchés. Dans la foulée de la tendance du « sans gluten », elles témoignent d’un intérêt grandissant pour le « sans lactose ». Rien n’indique qu’une plus grande prévalence des allergies en soit la cause, car, comme le souligne Brigitte Coudray, dietéticienne au CNIEL : « la vraie allergie aux protéines de lait n’existe que chez les nourrissons et dans 90 % des cas on en guérit. Pourtant certains adultes ne peuvent pas avaler plus d’un bol de lait sans ressentir des troubles digestifs, mais cette intolérance au lactose ne concerne que 6 à 10 % des Français. »

Goût nouveau et diversité alimentaire

Au-delà de ces cas avérés d’intolérance et des adeptes d’un régime végétalien excluant tout produit animal, les boissons végétales suscitent la curiosité de consommateurs à la recherche de goûts nouveaux et d’une plus grande diversité alimentaire. Laurence Salomon, consultante pour la marque Bjorg et directrice du centre de formation Cuisine Originelle à Annecy (Haute-Savoie), les utilise fréquemment dans ses préparations, à bon escient : « Le lait de soja peut remplacer la crème dans une préparation de tarte salée, tout en gardant du comté ou de la tomme râpée pour la touche finale, propose-t-elle. Cela donne une tarte très digeste et permet de diminuer le lait de vache sans le supprimer totalement. Le lait de soja se prête aussi très bien à la béchamel ou aux flans. En revanche, il peut être difficile à digérer s’il n’est pas cuit ou fermenté. » Pour un « smoothie » ou une boisson à boire à même le verre, Laurence Salomon recommande le lait d’avoine ou le lait d’amande, de préférence non sucré, quitte à rajouter soi-même du sucre. « Pour le goûter des enfants, un chocolat chaud au lait d’amande non sucré dans lequel on fait fondre des carrés de chocolat est une alternative saine au lait de vache. Au petit déjeuner, je conseille du muesli au lait d’avoine accompagné d’une banane. » Pour varier les goûts, les consommateurs peuvent aussi opter pour le lait de chèvre, réputé plus digeste que le lait de vache pour une quantité nutritionnelle équivalente. Il existe aussi des laits allégés en lactose.

Faire attention aux carences

Quelle que soit sa motivation pour changer son alimentation, supprimer totalement le lait animal n’est pas recommandé. « Il faudrait consommer 150 amandes pour remplacer tous les produits laitiers d’une journée, ce qui représenterait une augmentation des apports énergétiques de 50 %, souligne Brigitte Coudray. Par ailleurs, on ne connaît pas la biodisponibilité du calcium des amandes (leur assimilation par l’organisme). » Les nutritionnistes déconseillent de ce fait un régime végétalien, qui peut être source de carences. « Le problème des laits de céréales, avoine, riz, épeautre, est qu’ils sont naturellement sucrés. Une consommation en excès n’est pas recommandée », renchérit Laurence Salomon. A chacun de trouver l’équilibre alimentaire qui lui convient. Aux marques d’éduquer et d’innover pour répondre à la demande des consommateurs – et leur curiosité – de plus en plus croissante.

Pascale Caussat © AdC

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