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Industrie

La Supply Chain au service de la performance client

24 septembre 2013

La Supply Chain au service de la performance client

Les progrès de la supply chain obéissent chez Tetra Pak France à une logique d’amélioration continue. Les résultats sont spectaculaires : en quelques années, le « lead time1 » des produits a été divisé par deux.

« Je rentre des Etats-Unis où je suis allée expliquer à nos collègues américains quels bénéfices nos clients tiraient des derniers projets mis en place en Europe et notamment des perfectionnements de la plate-forme Internet qui traite automatiquement leurs commandes. » Cette remarque de Marie Gaillard, responsable « grands comptes » de Tetra Pak France, illustre bien le poids de la filiale française qui contribue aux améliorations apportées à la supply chain du Groupe. Depuis les achats des matières premières nécessaires à la production des emballages jusqu’à leur arrivée chez le client final, en passant par l’adaptation des décors, la production, la manutention, le stockage et la distribution, toutes les composantes de l’entreprise participent à la chaîne logistique.

Un levier d’optimisation globale

« Chez Tetra Pak France, nous considérons la supply chain comme un levier d’optimisation globale. L’enjeu est d’améliorer le service que nous rendons à nos clients et notre compétitivité. Nous y arrivons d’ailleurs plutôt bien puisque ces trois dernières années le « lead time (1) » est passé de 24 à 14 jours. Avec, en parallèle, une amélioration de plus de dix points des indicateurs de mesure de la satisfaction des clients  », souligne Sylvie Masserini, responsable de la logistique interne et des expéditions.

Pour spectaculaires qu’ils soient, ces progrès ne doivent rien à quelque intervention exceptionnelle. «  Les avancées ont été réalisées grâce à l’adoption d’un processus d’amélioration continue rigoureux (les spécialistes parlent de « Lean Manufacturing » ou de « TPM ( 2) ») et grâce à une intégration de plus en plus poussée des process. Ceci s’appuie sur de nouvelles organisations et les progrès des applications informatiques », explique Christophe Pena dit Piedra, responsable de la production des Papeteries de Dijon.

Le site de production français est équipé depuis le début des années 2000 d’un système de GPAO (gestion de la production assistée par ordinateur) étroitement connecté aux ventes et à la logistique.

Intégration de la supply chain à chaque étape

Tout commence lorsque que le client passe commande. Il le fait via Internet, sur la plateforme d’e-business, chaque nouvelle commande déclenchant automatiquement un ordre de production dans le système SAP de l’usine. « La plateforme Internet « Easydesign » qui permet d’échanger avec nos clients le décor à imprimer sur les nouveaux emballages nous a permis de réduire de plus d’une semaine le temps de réalisation du BAT pour nos clients », se félicite Marie Gaillard. La commande passée par le client génère automatiquement une cascade d’actions (ordonnancement de la production, gestion des stocks, calcul des indicateurs de qualité, commandes des moyens de manutention et de transport…) qui sont la concrétisation de cette intégration réussie de la supply chain.

En aval de la chaîne, Tetra Pak France a mis en place, il y a trois ans, ce que les logisticiens appellent dans leur jargon une « tour de contrôle ». « Nous faisons appel à une société internationale spécialisée dans l‘organisation et la mutualisation des transports, » explique Sylvie Masserini. « Cette nouvelle organisation nous permet d’être plus réactifs et de réduire nos coûts de transport, mais aussi de placer encore plus le client au cœur de nos préoccupations en recentrant l’équipe logistique sur l’analyse de ses besoins et le suivi du service qui lui est apporté  ».

Une logique d’amélioration continue

Les progrès de la supply chain obéissent en effet à cette logique d’amélioration continue sur laquelle insiste Tetra Pak. Dernier exemple en date, la mise en place d’une gestion partagée des ré-approvisionnements (GPR). « Cette technique qui se met en place à Dijon requiert une grande capacité de travailler en partenariat avec nos clients  », souligne Marie Gaillard. La GPR est déjà une solution adoptée par la grande distribution, car elle a un impact important sur les niveaux de stocks donc sur les coûts. Mais pour mettre en place cette valeur ajoutée dont profitent les clients, un haut niveau de savoir-faire logistique est nécessaire.

Philippe Mathieu © AdC - Crédit photo : Stéphane Lavoué / TOMA

(1) : Le délai de mise à disposition d’un nouvel emballage à compter de la passation de la commande.
(2) : Total Productive Maintenance

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